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Centre d'éducation à la Résistance et à la Citoyenneté

Aide Mémoire 60

La Médiathèque présente...

La Médiathèque présente

Par Émilie Latour, Sophie Moreau et Michel Recloux

Livres recensés:

  • Emmanuel Bodard, Marie-Christine Claes et Axel Tixhon, Namur à l’heure allemande 1914-1918, Presses universitaires de Namur, 2010, 20€
  • Jonas Campion, Les gendarmes belges, français et néerlandais à la sortie de la Seconde Guerre mondiale, André Versaille, 2011, 39,90 €
  • Celine Rase, Les ondes en uniforme : la propagande de Radio Bruxelles en Belgique occupée (1940-1944), Presses Universitaires de Namur, 2011, 16€
  • Beroy et Toussaint, À l’ombre du convoi : le poids du passé (T1), Casterman, 2012, 13€
  • Louis Fierens, Prêtre chez les SS, Jourdan Editions, coll. « 39-45, carnets de guerre », 2011, 16€
  • Jean-François Nadeau, Adrien Arcand : führer canadien,  Editions Lux ,2010, 23€
  • Philippe Jarbinet, Airbone 44 : Destins croisés (T2), Casterman, 2012, 12€    
  • Christian Philippart, Entre faits de vie et faits de guerre, Les éditions namuroises, 2010, 24€
  • Jean-Jacques Messiaen, Geli, Editions des Champs, 2009, 6€
  • Catel Muller et José-Louis Bacquet, Olympe de Gouges, Casterman, 2012, 24€
  • Tito, Le choix d’Ivana, Casterman, 2012, 15€
  • Maryse & Jean-François Charles, Frédéric Bihel, Africa Dreams. Dix volontaires sont arrivés enchaînés, Casterman, 2012, 13€
  • Eric Borg et Alex Talamba, Sidi Bouzid Kids, Casterman, coll. « KSTR », 2012, 16€
  • Nate Powell, Mark Long et Jim Demonakos, Le silence de nos amis, Casterman, 2012, 15€
  • Léonard Cheminaux et James Carlos Blake, Les amis de Pancho Villa, Rivages /Casterman, coll. (Noir », 2012, 18€
  • Dépasser la haine, construire la paix : témoignages de paix de la région des Grands Lacs, Couleur Livres, 2011, 23€
  • Valérie Ganem, La désobéissance à l’autorité : l’énigme de la Guadeloupe, PUF, 2012, 18€

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Populisme et Triangle rouge

Le « Triangle rouge pour résister aux idées d’extrême droite » n’a de sens que si tout le monde se met d’accord sur ce que signifie l’extrême droite, sur ce qui caractérise ses principales idées et surtout sur ce qui différencie l’extrême droite d’autres types de discours, notamment la rhétorique populiste sur laquelle il faut revenir avec précision. Sans quoi, « tout est dans tout », et il devient difficile de dénoncer ce que nous jugeons inacceptable du point de vue de la démocratie et des droits fondamentaux.

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Place au peuple – oui, mais lequel ?

Par Olivier Starquit

Lors du déferlement des Indignés en Europe, éditorialistes et hommes politiques ne tarissaient pas de mots négatifs pour condamner ces sorties intempestives : le peuple – les 99% – se manifestait et quittait la torpeur dans laquelle la société du consentement le confinait. « Peuple, sale mot. À croire ceux qui décident pour nous et ceux qui nous informent, le peuple, terme galvaudé, serait la dernière chose dont on aurait besoin à la fin de cette folle année 2011. Peuple, horde ignorante, foule irresponsable...[1]  »

 

Puis, avec les élections présidentielles françaises en perspective, le peuple est « de retour évoqué, convoqué, invoqué » : à tel point que le président des riches n'a pas peur du ridicule et déclare lors de son premier meeting : « Je veux être le candidat du peuple de France. Je ne serai pas le candidat d’une petite élite contre le peuple. » Le représentant du Parti socialiste, quant à lui, est parvenu à rédiger son programme en omettant les mots suivants : gauche, peuple, ouvriers, classes populaires. Interpellant, non ?

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Élections fédérales 2011, un échec pour l’UDC ?

Élections fédérales 2011, un échec pour l'UDC ?

Le 23 octobre 2011, l'Union démocratique du centre (UDC) a perdu du terrain en Suisse. Alors qu'elle avait annoncé viser les 30% aux élections fédérales, elle réalise un score de 26.6%, ce qui met fin à une progression impressionnante (28.9% en 2007, 26.7% en 2003, 22.5% en 1999). Elle reste néanmoins le premier parti du pays, loin devant le Parti socialiste (PS) et ses 18.7%. C'est que le parti d'extrême droite1 ne cesse de prendre de l'importance depuis « l'effondrement de la droite classique » 2 à la fin des années 90. « Plusieurs scandales [...] puis les luttes intestines fratricides à l'intérieur de ces partis à propos de l'Europe, et, enfin, la montée des controverses passionnelles sur l'attitude de la Suisse durant la Seconde Guerre mondiale, dès 1995, consacrent l'avènement de l'UDC comme parti majoritaire de la droite bourgeoise. Les deux autres formations ne comprennent pas que, dans le climat polarisé de cette fin de siècle, un nouveau discours est nécessaire »3.

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Un grand Résistant vient de nous quitter

Un « Passeur de Mémoire » n'est plus et sa vie restera toujours un exemple pour nous tous Déjà, nous mesurons le vide et le manque qu'il laissera.

Guy Melen était un membre fondateur des Territoires de la Mémoire. En contribuant activement à la création de notre association en 1993, il avait voulu montrer sa révolte face à la résurgence de l'extrême droite dans notre pays. Tout en dénonçant les idées d'une idéologie haineuse et redoutant le spectre du nazisme, il était convaincu de l'importance d'un travail de Mémoire durable auprès des jeunes générations. Il connaissait mieux que quiconque le prix de la liberté dont nous jouissons aujourd'hui. Nous pensons qu'il était rassuré par l'existence d'un centre d'Education à la Résistance et à la Citoyenneté. Pour lui, l'indignation doit se conjuguer avec un engagement au quotidien.

Malgré sa discrétion, son inimaginable expérience dans la résistance et sa détention dans les camps nazis, il n'a jamais accepté l'inaction et l'oubli. « On a toujours envie de se battre », disait-il et on sentait chez lui une force inébranlable et cette conviction que le silence des pantoufles est décidément bien plus dangereux que le bruit des bottes. Très longtemps, il a été le trésorier de l'Union Liégeoise des prisonniers politiques avec son ami Paul Brusson prouvant ainsi son attachement au travail de Mémoire.

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Porter le Triangle rouge, pour résister aux idées d'extrême droite... et s'engager!

Faut-il encore le rappeler? Dans les camps de la mort et dès 1933, le Triangle rouge était ce bout de tissu porté par ceux que les nazis considéraient comme des opposants politiques. Depuis quelques années déjà, les Territoires de la Mémoire proposent une vaste campagne et demandent à un public de plus en plus nombreux de porter un pin's qui représente la résistance aux idées d'extrême droite et, plus largement, à tout ce qui peut porter atteinte à la liberté et aux valeurs démocratiques. De négatif, ce symbole est devenu positif et il faut bien admettre que cette action pérenne est toujours très actuelle.

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Démocratie et révolution Entretien avec le Pr. Abdulkader Sinno

Le 17 décembre 2010, la tentative de suicide par immolation du jeune marchand ambulant tunisien Mohamed Bouazizi fut l’élément déclencheur d’un vaste mouvement de révolte et d’émancipation, connu aujourd’hui sous l’appellation de « Printemps arabe ». De façon totalement inattendue, les régimes tyranniques du Tunisien Ben Ali et de l’Égyptien Moubarak s’effondrèrent sous la pression populaire, suivis, en Lybie (quoique dans d’autres circonstances), par la chute de Mouammar Kadhafi. Alors que la contestation se poursuit dans d’autres pays arabes, quel premier bilan peut-on tirer, un an après, du changement de régime survenu en Égypte et en Tunisie ?
 

Gaëlle Henrard : On parle de transition démocratique en Égypte et en Tunisie : celle-ci se traduit-elle par l’exigence d’une meilleure redistribution des richesses ou par une demande pour plus de droits politiques (droit de vote, élections libres, pluralisme de la presse, liberté d'entreprendre, etc.) ?

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La Grèce en sa longue durée (Mémoire brute)

 

Le Canard enchaîné du 14 mars dernier reproduisait dans sa « une » cet extrait d'un ouvrage d'un certain Edmond About : « La Grèce vit en pleine banqueroute depuis sa naissance. Les impôts sont payés en nature. Les contribuables ne payent point l'État, qui ne paye point ses créanciers. » Ces lignes, qui ont une résonance drôlement actuelle, ont en réalité été écrites en... 1858. Et l'année suivante, selon le même hebdomadaire du 26 mars, le ministre représentant la France à Athènes recommandait vivement au gouvernement grec « l'introduction d'un cadastre ». De quoi rembourser un emprunt contracté en 1832, soit deux ans à peine après la reconnaissance de l'indépendance officielle du pays par le traité de Londres.

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Réalité brute : la souveraineté grecque

 
La souveraineté renvoie au droit exclusif pour un individu, une structure ou un État d’exercer son autorité de façon indiscutable sur une zone géographique, sur une population ou sur les deux à la fois. Elle est une capacité d’autorité, elle a un pouvoir reconnu sur quelque chose même si ce dernier peut parfois manquer de légitimité.
 
Si les organisations internationales et les structures supranationales comme l’Union européenne ont pris une place prépondérante au fil du temps, le principe de souveraineté nationale reste encore aujourd’hui déterminant dans l’organisation du monde et dans la justification de cette dernière. Ainsi, la police d’un pays souverain n’est pas autorisée à pénétrer sur le territoire d’un pays voisin ; les avions du premier ne peuvent pas survoler l’espace aérien du second sans son accord ; et en matière maritime, une distinction très nette existe entre les eaux dites territoriales sur lesquelles les États ont une autorité et les eaux internationales soumises à d’autres règles.

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Au nom d'un combat nommé

Le combat visant l'égalité des droits entre les hommes et les femmes s'exprime sur différents terrains, que ce soit au niveau des pouvoirs politiques ou au niveau d'organismes conçus par la société civile, des intervenants évoquent la question, à travers des idées, raisonnements et argumentaires ayant le même but : contrer les inégalités sexuées.

En nommant et en mettant des mots sur une réalité sociale jugée problématique, on envisage la possibilité d'agir sur elle : face au constat de l'état des faits et grâce à sa verbalisation, « le partisan du changement » sera outillé pour mobiliser le plus grand nombre d'adhérents à sa vision du monde dans l'espoir d'un renversement des mentalités ; dans ce cadre, les idées et les mots sont envisagés tels des moyens, des vecteurs ou encore tels des synonymes de « changement ».

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